La lumière picturale revisitée

 

Pour ses oeuvres, le jeune artiste gantois Stijn Cole utilise une grande variété de techniques. Mais le fil conducteur de son travail reste incontestablement la lumière: dans ses vidéos, maquettes, sculptures, peintures, dessins ou installatieons de médias mixtes, les variations permanentes de lumière et l’influence même de cet eclairage sur l’environnement défient à chaque instant les capacités de perception et la temporalité du spectateur.

 

Galeriste à Gand

 

Stijn Cole est né en 1978. Diplômé en publicité, il vit en travaille à Chimay. Après ses études, il suit le cours de sculpture de Saint Luc, à Gand. Elevé dans une famille sensible à l’art, qui lui a inculqué très tôt le sens du beau et l’amour d’une esthétique minimaliste, Stijn Cole décide apidement de gérer sa propre galerie, à Gand, dans la maison de son oncle, l’artiste conceptuel Willem Cole. Ce qu’il fait durant six mois. Ainsi, en 2000, la Stijn Cole Gallery flambant neuve expose les oeuvres de Walhter Swennen, Peter Buggenhout, Messieurs Delmotte, Benoît, Gabriel Rios et Masato Kobayashi - le Tuymans japonais, pour reprendre l’étiquette quelque peu cliché, sous laquelle le peintre est reconnu dans son propre pays. Stijn Cole se couvient que Walter Swennen lui a confié, spontanément et en toute confiance, une valise pleine de plus de 500 de ses dessins originaux sans même lui demander de reçu… Ces rencontres artistiques permettent a Cole de développer sa propre créativité; ce jeune propriétaire de galerie décide alors que désormais, il investira avant tout en lui-même.

 

Parcours d’un artiste débutant

 

Au cours de ses études de sculpture, qui furent d’orientation plutôt conceptuelles, Stijn Cole s’est mis à réfléchir sur la question, immémoriale s’il en est, posée en histoire de l’art: “ comment une image se produit-elle devant nous et quel effet produit-elle sur nous?”. Tout objet, de la sculpture dans une salle de musée à la forme la plus quelconque aperçue dans la rue, est caractérisé pal la lumière qiu se répand sur lui et par l’intensité lumineuse qu’il reflète. Dans sa recherche sur le phénomène naturel de la “lumière” et sur la manière d’aborder celle-ci, Cole veut dégager ce qui en constitue l’essence. L’exposition Coming People, présentée en 2002 au S.M.A.K. et qui reprenait de oeuvres d’artistes de la dernière génération, permettait déjà d’entrvoir que cette volonté de capter la “lumière” serait un véritable feil rouge de l’oeuvre de Stijn Cole En 2003, les traveaux du jeune artiste se font à nouveau remarquer lors de l’exposition Young Artists à Gand au Witte Zaal et au Grand Tour du MSK, le Musée de Beaux Arts. A la demande de son ami Honoré d’O, qui a représenté avec brio les couleurs de la Belgique à la Biennale de Venise en 2005, Stijn Cole participe, peu après, à un groupe de travail dans les environs de Gand, au lever de soleil. Cole se demande comment mettre ce moment en image, et soudain, il voit la “lumière”, “l’ampoule s’est allumée”, comme il aime à le dire lui-même. La solution: une chambre noire motorisée, grâce à laquelle l’artiste peut capter la lumière de toute une journée sur un rouleau de papier sensible. Le fixe ainsi pour la première fois le concept du temps avec un dispositif très rudimentaire, représenté sur une frise photographique chronologique. Le resultat de l’expérience a fait partie d’une installation de Cole exposée en 2003 au Centre Culturel de Strombeek. Stijn Cole travaille souvent sur l’espace et il aime relever les défis que lui imposent les limitations des bâtiments, depréference des édifices déjà chargés d’une certaine histoire. En 2009, au salon Berlin Art Fair, qui s’est tenu à Tempelhof, l’organisation n’autorisait pas la pose de cloisons de séparation. Cole y installe alors deux peintures monumentales - la peinture est une nouvelle étape dans son parcoursartistiques - et il en fait un passage, comme une zone neutre disponible pout tous, un havre de paix dans l’agitation du salon. Pour ces “ 2 large Windows” l’artiste a retrouvé le paysage original de Windows 98, qui fut largement utilisé comme fond d’écran à une certaine époque. Cole s’est alors rendu en Irlande pour prendre des photos du modèle de la photo: le Mont Errigal. Les deux paysages de couleurs, appelés des Colorscapes, sont donc une combinaison de célèbre écran de Windows et de la photo, prise par Cole, de se paysage Irlandais. Pour Cole, cette quête aventureuse en Irlande du Nord a constitué une odyssée et une oeuvre d’art en soi.

 

Stijn Cole, MDD et MSK

 

En 2006, l’exposition Picture This!, au Musée Dhondt-Dhaenens (MDD) dans l’idylique Deurle juste à côté de Gand, fut la première en solo de Stijn Cole dans un musée. Ici, il noue un dialogue avec la collection, une tendance de plus en plus courante ce dernières années dans nombre de musées belges. Le MDD gagne actuellement une réputation internationale grâce à des expositions assez pointues, mais les oeuvres de l’Ecole de Laethem constituent le coeur de sa collection. Stijn Cole a travaillé sur des paysages qui déploient des horizons infinis. Afin de les rendre plus proches de la réalité, Cole suspend ses oeuvres de manière asymétrique, à l’encontre de toute convention, de sorte que les horizons s’enchaînent sur une seule ligne: en l’occurrence, à la hauteur du regard de l’artiste - ce qui n’est qu’un exemple, car l’alignement pourrait tout aussi bien être au niveau de nos propres yeux, puisque chacun regarde un paysage selon une perspective qui lui est propre. L’image centrale de cette présentation personelle s’inspire d’un tabeau de l’Anglais John Constable, du début de 19e siècle. L’artiste a réduit sa composition à un plan moitié blue et moitié vert, séparé par un horizon: un côté bleu et un autre vert, les mêmes couleurs qui sont utilisées comme toile de fond au cinéma et à la télévision. Pour Cole, le symbole d’un paysage universel et artificiel auquel le spectateur peut mentalement rajouter n’importe quelle image. Nous retrouvins cette même approche conceptuelle avec l’installation 10 shades on/of blue & green, sunset (2010) montée pour le MSK, le musée des Beaux-arts de Gand, qui avait convié Stijn Cole comme artiste résident l’été dernier. Avec son exposition Sunset/Sunset, le jeune artiste suit les traces de prédécesseurs reconnus, tels que Jan De Cock, Philippe Vandenberg et Raoul De Keyser, qui avaient proposé une approche différente sur la collection du musée. 10 shades on/of blue & green nous montre un coucher de soleil en 10 phases. Ces 10 oeuvres, de nouveau des paysages abstraits bleu-vert, ont été successivement assombries de 11%, de manière à suggérer un coucher de soleil par de subtiles nuances évoluant du clair vers l’obscur, en parfaite cohérence avec le majestueux hémicycle de ce remarquable musée du dix-neuvième siècle.Dans une autre de ses installations, la serie Timescapes 7>13 juin 2010, Stijn Cole utilise comme point de départ le paysage Ondergaande Zon in juni d’Emile Claus, le peintre de Laethem, auquel le MSK a consacré une rétrospective. Pendant une semaine, Cole a pris des photos du coucher de soleil à Laethem à partir de vue différents. Il prenait une photo toutes les minutes, et ce pendant près de deux heures et demie. Après un retravail des images sur ordinateur et un montage, les clichés ont donné ces sept frises chronologiques qui permettent de décrypter les changements de couleur du paysage au crépuscule. Un po7me technique et quelque sorte, puisque, armé de son appareil photo et de son ordinateur, l’artiste passe un temps considérable dans la nature, dans la plus pure tradition impressionniste. Outre ses oeuvres photographiques et ses peintures, Stijn Cole, qui change de technique en fonction des besoins du concept, est également dessinateur. Il a ainsi interprété, à travers une série de copies et d’analyses de couleur, des paysages du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich. Après avoir dépouillé les paysages de toute référence culturelle - Cole voulait éviter que les spectateurs soient distraits par la narration - l’artiste en a fait des copies minutieuses au crayon, flanquées de la liste des couleurs des oeuvres originales. Il a repris ce procédé d’énumération des couleurs dans la salle Lambeau dans laquelle les visiteurs attentifs ont pu contempler un coucher de soleil représenté sur six peintures à l’huile incluant chaqune 256 couleurs (autant qu’un image sur internet). A l’instar de ses autres oeuvres, Cole matérialise grâce à cette installation une information objective, quasi mathématique. Au spectateur de choisir et d’interpréter. Le résultat est une oeuvre par strates, cohérente et pourvoyeuse de lumière

 

   Stijn Cole

 

WORKS    EXPO'S   TEXTS     PRESS    BIO    CONTACT

 

La lumière picturale revisitée

 

Pour ses oeuvres, le jeune artiste gantois Stijn Cole utilise une grande variété de techniques. Mais le fil conducteur de son travail reste incontestablement la lumière: dans ses vidéos, maquettes, sculptures, peintures, dessins ou installatieons de médias mixtes, les variations permanentes de lumière et l’influence même de cet eclairage sur l’environnement défient à chaque instant les capacités de perception et la temporalité du spectateur.

 

Galeriste à Gand

 

Stijn Cole est né en 1978. Diplômé en publicité, il vit en travaille à Chimay. Après ses études, il suit le cours de sculpture de Saint Luc, à Gand. Elevé dans une famille sensible à l’art, qui lui a inculqué très tôt le sens du beau et l’amour d’une esthétique minimaliste, Stijn Cole décide apidement de gérer sa propre galerie, à Gand, dans la maison de son oncle, l’artiste conceptuel Willem Cole. Ce qu’il fait durant six mois. Ainsi, en 2000, la Stijn Cole Gallery flambant neuve expose les oeuvres de Walhter Swennen, Peter Buggenhout, Messieurs Delmotte, Benoît, Gabriel Rios et Masato Kobayashi - le Tuymans japonais, pour reprendre l’étiquette quelque peu cliché, sous laquelle le peintre est reconnu dans son propre pays. Stijn Cole se couvient que Walter Swennen lui a confié, spontanément et en toute confiance, une valise pleine de plus de 500 de ses dessins originaux sans même lui demander de reçu… Ces rencontres artistiques permettent a Cole de développer sa propre créativité; ce jeune propriétaire de galerie décide alors que désormais, il investira avant tout en lui-même.

 

Parcours d’un artiste débutant

 

Au cours de ses études de sculpture, qui furent d’orientation plutôt conceptuelles, Stijn Cole s’est mis à réfléchir sur la question, immémoriale s’il en est, posée en histoire de l’art: “ comment une image se produit-elle devant nous et quel effet produit-elle sur nous?”. Tout objet, de la sculpture dans une salle de musée à la forme la plus quelconque aperçue dans la rue, est caractérisé pal la lumière qiu se répand sur lui et par l’intensité lumineuse qu’il reflète. Dans sa recherche sur le phénomène naturel de la “lumière” et sur la manière d’aborder celle-ci, Cole veut dégager ce qui en constitue l’essence. L’exposition Coming People, présentée en 2002 au S.M.A.K. et qui reprenait de oeuvres d’artistes de la dernière génération, permettait déjà d’entrvoir que cette volonté de capter la “lumière” serait un véritable feil rouge de l’oeuvre de Stijn Cole En 2003, les traveaux du jeune artiste se font à nouveau remarquer lors de l’exposition Young Artists à Gand au Witte Zaal et au Grand Tour du MSK, le Musée de Beaux Arts. A la demande de son ami Honoré d’O, qui a représenté avec brio les couleurs de la Belgique à la Biennale de Venise en 2005, Stijn Cole participe, peu après, à un groupe de travail dans les environs de Gand, au lever de soleil. Cole se demande comment mettre ce moment en image, et soudain, il voit la “lumière”, “l’ampoule s’est allumée”, comme il aime à le dire lui-même. La solution: une chambre noire motorisée, grâce à laquelle l’artiste peut capter la lumière de toute une journée sur un rouleau de papier sensible. Le fixe ainsi pour la première fois le concept du temps avec un dispositif très rudimentaire, représenté sur une frise photographique chronologique. Le resultat de l’expérience a fait partie d’une installation de Cole exposée en 2003 au Centre Culturel de Strombeek. Stijn Cole travaille souvent sur l’espace et il aime relever les défis que lui imposent les limitations des bâtiments, depréference des édifices déjà chargés d’une certaine histoire. En 2009, au salon Berlin Art Fair, qui s’est tenu à Tempelhof, l’organisation n’autorisait pas la pose de cloisons de séparation. Cole y installe alors deux peintures monumentales - la peinture est une nouvelle étape dans son parcoursartistiques - et il en fait un passage, comme une zone neutre disponible pout tous, un havre de paix dans l’agitation du salon. Pour ces “ 2 large Windows” l’artiste a retrouvé le paysage original de Windows 98, qui fut largement utilisé comme fond d’écran à une certaine époque. Cole s’est alors rendu en Irlande pour prendre des photos du modèle de la photo: le Mont Errigal. Les deux paysages de couleurs, appelés des Colorscapes, sont donc une combinaison de célèbre écran de Windows et de la photo, prise par Cole, de se paysage Irlandais. Pour Cole, cette quête aventureuse en Irlande du Nord a constitué une odyssée et une oeuvre d’art en soi.

 

Stijn Cole, MDD et MSK

 

En 2006, l’exposition Picture This!, au Musée Dhondt-Dhaenens (MDD) dans l’idylique Deurle juste à côté de Gand, fut la première en solo de Stijn Cole dans un musée. Ici, il noue un dialogue avec la collection, une tendance de plus en plus courante ce dernières années dans nombre de musées belges. Le MDD gagne actuellement une réputation internationale grâce à des expositions assez pointues, mais les oeuvres de l’Ecole de Laethem constituent le coeur de sa collection. Stijn Cole a travaillé sur des paysages qui déploient des horizons infinis. Afin de les rendre plus proches de la réalité, Cole suspend ses oeuvres de manière asymétrique, à l’encontre de toute convention, de sorte que les horizons s’enchaînent sur une seule ligne: en l’occurrence, à la hauteur du regard de l’artiste - ce qui n’est qu’un exemple, car l’alignement pourrait tout aussi bien être au niveau de nos propres yeux, puisque chacun regarde un paysage selon une perspective qui lui est propre. L’image centrale de cette présentation personelle s’inspire d’un tabeau de l’Anglais John Constable, du début de 19e siècle. L’artiste a réduit sa composition à un plan moitié blue et moitié vert, séparé par un horizon: un côté bleu et un autre vert, les mêmes couleurs qui sont utilisées comme toile de fond au cinéma et à la télévision. Pour Cole, le symbole d’un paysage universel et artificiel auquel le spectateur peut mentalement rajouter n’importe quelle image. Nous retrouvins cette même approche conceptuelle avec l’installation 10 shades on/of blue & green, sunset (2010) montée pour le MSK, le musée des Beaux-arts de Gand, qui avait convié Stijn Cole comme artiste résident l’été dernier. Avec son exposition Sunset/Sunset, le jeune artiste suit les traces de prédécesseurs reconnus, tels que Jan De Cock, Philippe Vandenberg et Raoul De Keyser, qui avaient proposé une approche différente sur la collection du musée. 10 shades on/of blue & green nous montre un coucher de soleil en 10 phases. Ces 10 oeuvres, de nouveau des paysages abstraits bleu-vert, ont été successivement assombries de 11%, de manière à suggérer un coucher de soleil par de subtiles nuances évoluant du clair vers l’obscur, en parfaite cohérence avec le majestueux hémicycle de ce remarquable musée du dix-neuvième siècle.Dans une autre de ses installations, la serie Timescapes 7>13 juin 2010, Stijn Cole utilise comme point de départ le paysage Ondergaande Zon in juni d’Emile Claus, le peintre de Laethem, auquel le MSK a consacré une rétrospective. Pendant une semaine, Cole a pris des photos du coucher de soleil à Laethem à partir de vue différents. Il prenait une photo toutes les minutes, et ce pendant près de deux heures et demie. Après un retravail des images sur ordinateur et un montage, les clichés ont donné ces sept frises chronologiques qui permettent de décrypter les changements de couleur du paysage au crépuscule. Un po7me technique et quelque sorte, puisque, armé de son appareil photo et de son ordinateur, l’artiste passe un temps considérable dans la nature, dans la plus pure tradition impressionniste. Outre ses oeuvres photographiques et ses peintures, Stijn Cole, qui change de technique en fonction des besoins du concept, est également dessinateur. Il a ainsi interprété, à travers une série de copies et d’analyses de couleur, des paysages du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich. Après avoir dépouillé les paysages de toute référence culturelle - Cole voulait éviter que les spectateurs soient distraits par la narration - l’artiste en a fait des copies minutieuses au crayon, flanquées de la liste des couleurs des oeuvres originales. Il a repris ce procédé d’énumération des couleurs dans la salle Lambeau dans laquelle les visiteurs attentifs ont pu contempler un coucher de soleil représenté sur six peintures à l’huile incluant chaqune 256 couleurs (autant qu’un image sur internet). A l’instar de ses autres oeuvres, Cole matérialise grâce à cette installation une information objective, quasi mathématique. Au spectateur de choisir et d’interpréter. Le résultat est une oeuvre par strates, cohérente et pourvoyeuse de lumière